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Comprendre les dispositifs de prise en charge appelés ALD

Les maladies rares sont le plus souvent des maladies chroniques nécessitant des soins lourds et prolongés. Même si elles ne figurent pas dans la liste officielle des ALD 30, elles peuvent être reconnues en ALD hors liste afin de permettre une prise en charge adaptée des soins et un meilleur accès aux traitements sur le long terme.

Quelle est la définition réglementaire d’une Affection de Longue Durée (ALD)

Une Affection de Longue Durée correspond à une maladie grave ou chronique nécessitant des soins prolongés et coûteux. Sa reconnaissance permet une prise en charge à 100 % des soins directement liés à la maladie, dans la limite des tarifs fixés par la Sécurité sociale.

Dans quel contexte historique et pour quels objectifs le dispositif des ALD a-t-il été instauré ?

Le système des ALD a été instauré afin d’assurer l’accès aux soins pour les personnes atteintes de maladies lourdes, de limiter les restes à charge financiers et d’organiser un suivi médical dans la durée.

Qu’est-ce que le ticket modérateur dans le système de remboursement des soins ?

Le ticket modérateur correspond à la part des frais de santé qui n’est pas remboursée par l’Assurance Maladie après un soin ou une consultation. Concrètement, la Sécurité sociale ne rembourse jamais 100 % d’un acte médical en temps normal : une partie reste à payer par le malade. Cette part peut toutefois être prise en charge par la mutuelle (complémentaire santé). Lorsqu’une personne est reconnue en ALD exonérante, ce ticket modérateur est supprimé pour tous les soins liés à la maladie, ce qui signifie que la Sécurité sociale rembourse alors la totalité du tarif prévu, sans laisser de part à compléter — hors dépassements d’honoraires et franchises.

La franchise médicale, contrairement au ticket modérateur, est une somme fixe prélevée automatiquement sur certains actes (par exemple 0,50 € par boîte de médicaments, 1 € par consultation, 2 € par transport sanitaire). Elle reste toujours à la charge du malade, même en cas d’ALD exonérante, et n’est jamais remboursée par l’Assurance Maladie. Certaines mutuelles peuvent la couvrir, mais ce n’est pas systématique.

Qu’est-ce que le tiers payant ?

Le tiers payant signifie que le malade n’a pas à payer le médecin, le pharmacien ou l’hôpital au moment des soins. C’est l’Assurance Maladie qui règle directement les frais au professionnel de santé. Dans le cadre d’une ALD, ce système est très souvent utilisé pour les soins liés à la maladie, ce qui évite d’avancer de l’argent.

Quel professionnel de santé est habilité à initier une demande de reconnaissance en ALD ?

La demande est réalisée par le médecin traitant ou par un médecin spécialiste hospitalier, au moyen d’un protocole de soins décrivant la maladie, les symptômes et les traitements nécessaires.

Puis-je bénéficier d’une ALD sans médecin traitant si je suis suivi dans un centre de référence maladies rares ?

Même sans médecin traitant déclaré, une personne suivie dans un centre de référence ou de compétence pour une maladie rare peut bénéficier d’une ALD. Le médecin spécialiste hospitalier qui assure le suivi peut établir le protocole de soins et faire la demande de reconnaissance en ALD directement auprès de l’Assurance Maladie. Ce qui compte avant tout, ce n’est pas l’existence d’un médecin traitant, mais la réalité de la maladie, sa durée et les soins nécessaires.

En pratique, être suivi dans un centre spécialisé est même souvent un avantage, car ces équipes connaissent bien les maladies rares et savent justifier médicalement les besoins de prise en charge, ce qui facilite l’étude du dossier.

Qui valide l’octroi d’une prise en charge au titre de l’ALD ?

La demande d’ALD est examinée par un médecin de l’Assurance Maladie, appelé médecin-conseil. C’est lui qui vérifie que la maladie nécessite des soins longs et coûteux et qui décide si la prise en charge en ALD est accordée ou non.

Combien de catégories d’ALD sont actuellement prévues par la réglementation ?

Il existe trois formes d’Affection de Longue Durée. Les ALD 30 correspondent à une liste officielle de trente maladies reconnues par la Sécurité sociale. Les ALD 31, appelées aussi ALD « hors liste », concernent des maladies graves qui ne figurent pas dans cette liste et pour lesquelles il n’existe pas de catalogue précis : chaque situation est étudiée au cas par cas selon la gravité et les besoins de soins. Les ALD 32 s’appliquent aux personnes ayant plusieurs maladies chroniques en même temps, dont l’ensemble entraîne une prise en charge importante.

Quelle est la distinction entre une ALD exonérante et une ALD non exonérante ?

Dans la grande majorité des cas, les ALD 30, 31 et 32 sont dites « exonérantes », ce qui signifie que les soins liés à la maladie sont pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale. Il existe toutefois, plus rarement aujourd’hui, des ALD dites « non exonérantes ». Celles-ci concernent des maladies graves ou évolutives nécessitant des soins prolongés de plus de six mois et/ou une interruption de travail supérieure à six mois, sans pour autant entraîner de dépenses particulièrement élevées. Dans ce cas, les soins sont remboursés aux taux habituels. L’intérêt de cette reconnaissance est principalement médical et administratif, car elle permet d’organiser un suivi adapté dans la durée et d’accompagner les situations d’arrêt de travail prolongé. En revanche, qu’elle soit exonérante ou non, l’ALD ne donne pas automatiquement droit à des indemnités ou à des arrêts de travail, ceux-ci dépendant avant tout de l’état de santé du malade et de l’évaluation médicale.

L’attribution d’une ALD dépend‑elle des ressources du malade ou, s’il s’agit d’un enfant, des revenus de ses parents ?

L’attribution d’une ALD dépend exclusivement de l’état de santé du malade, de la gravité de la maladie et de la durée des soins nécessaires. Elle n’est en aucun cas conditionnée par les revenus ou la situation financière.

Qu’est-ce qu’une prescription sur ordonnance bi-zone et à quoi sert-elle ?

L’ordonnance bi-zone est une prescription faite sur une ordonnance spéciale : la partie du haut concerne les soins liés à l’ALD, pris en charge à 100 %, alors que la partie du bas concerne les autres soins, sans rapport avec la maladie, qui sont remboursés selon les taux habituels de la Sécurité sociale.

Qu’est-ce que l’ALD prend en charge ?

La prise en charge en ALD concerne tous les soins directement liés à la maladie reconnue, comme les consultations médicales, les examens, les soins paramédicaux, les médicaments, les hospitalisations et les transports prescrits pour raisons médicales. Ces soins sont remboursés à 100 % sur la base des tarifs de la Sécurité sociale. Toutefois, certaines sommes peuvent rester à la charge du malade, notamment les dépassements d’honoraires, les franchises médicales ou le forfait hospitalier, sauf s’ils sont couverts par une mutuelle. Il est donc nécessaire de bien se renseigner auprès de sa mutuelle.

La souscription à une complémentaire santé reste-t-elle utile en cas d’ALD ?

Oui, la mutuelle reste utile, car elle peut rembourser ce qui n’est pas pris en charge par la Sécurité sociale, comme les dépassements d’honoraires, certaines petites sommes forfaitaires et les soins qui ne sont pas liés à l’ALD.

Le tarif de ma mutuelle peut-il augmenter si je suis en ALD ou si mon enfant est en ALD ?

Non, le fait d’être reconnu en ALD, pour soi-même ou pour son enfant, ne permet pas à une mutuelle d’augmenter ses tarifs en raison de la maladie. Les complémentaires santé ne peuvent pas appliquer de hausse liée à l’état de santé d’un assuré. Les éventuelles augmentations de cotisations sont générales (évolution annuelle, âge, garanties choisies), mais elles ne sont pas liées au statut ALD, qui relève du dispositif de l’Assurance Maladie.

Dois-je avancer les frais lorsque je suis en ALD ?

Dans la majorité des situations, l’avance de frais est évitée grâce au tiers payant, mais certains coûts peuvent subsister, notamment les dépassements d’honoraires, les franchises médicales et les soins hors ALD.

Qu’est-ce qu’une franchise médicale ?

La franchise médicale correspond à de petites sommes qui restent à la charge du malade pour certains soins, comme les médicaments, certains actes réalisés par des professionnels de santé (infirmiers, kinésithérapeutes par exemple) et les journées d’hospitalisation. Ces montants sont décidés par l’État et appliqués par l’Assurance Maladie afin de contribuer au financement du système de santé et d’encourager une utilisation raisonnée des soins.

Même lorsqu’une personne est reconnue en ALD, ces franchises continuent de s’appliquer. Elles ne sont pas demandées directement au moment du soin ou à la pharmacie grâce au tiers payant. À la place, l’Assurance Maladie les déduit automatiquement plus tard sur les remboursements versés au malade, ce qui explique pourquoi on ne sort généralement pas d’argent sur le moment.

Concrètement, une petite somme est prélevée sur chaque boîte de médicament remboursée, sur certains soins paramédicaux et un forfait est appliqué pour chaque journée passée à l’hôpital. Ces montants restent limités, mais peuvent s’additionner au fil du temps. Selon les contrats, une mutuelle peut parfois les rembourser.

En résumé clair : on ne paie pas les franchises immédiatement, elles sont récupérées plus tard par l’Assurance Maladie sur les remboursements, et elles s’appliquent même en ALD.

Comment une maladie rare peut-elle être reconnue dans le cadre du dispositif ALD ?

Les maladies rares ne figurent généralement pas dans la liste officielle des trente maladies reconnues automatiquement en ALD (ALD 30). Elles peuvent toutefois ouvrir droit à une prise en charge en ALD « hors liste », appelée ALD 31, lorsque la maladie est grave, dure dans le temps et nécessite des soins importants. Dans certains cas, lorsqu’une personne cumule plusieurs maladies chroniques, la reconnaissance peut aussi se faire en ALD 32. Autrement dit, même si une maladie rare n’apparaît pas sur la liste officielle, elle peut tout à fait être reconnue en ALD selon les besoins de soins.

En situation d’impasse diagnostique donc sans diagnostic, quelles sont les modalités d’accès à une ALD ?

Lorsqu’aucun diagnostic précis n’a encore pu être posé, mais que la personne présente des symptômes importants qui durent dans le temps et nécessitent de nombreux soins, le médecin peut quand même demander une reconnaissance en ALD. Il explique alors la situation médicale, l’évolution des troubles et les traitements nécessaires, même sans nom de maladie définitif. Cela permet d’ouvrir des droits à la prise en charge malgré l’absence de diagnostic clair.

Pourquoi n’existe-t-il pas de catégorie d’ALD spécifiquement dédiée aux maladies rares ?

Comme il existe plusieurs milliers de maladies rares, il serait impossible d’en faire une liste officielle pour les ALD. Le système ne se base donc pas sur le nom exact de la maladie, mais sur sa gravité, sa durée et les soins qu’elle nécessite. Ce sont les besoins médicaux et le coût de la prise en charge qui permettent d’obtenir une ALD, et non le fait qu’une maladie figure sur une liste.

Quelles démarches peuvent être engagées en cas de refus de reconnaissance en ALD ?

En cas de refus d’ALD, il est possible de redemander l’étude du dossier en fournissant de nouveaux éléments médicaux, comme des comptes rendus ou des avis spécialisés. Comme les maladies — notamment rares — sont très nombreuses et parfois complexes, des erreurs ou des incompréhensions peuvent arriver lors de l’étude du dossier. Il est donc souvent utile que la demande soit appuyée par un médecin spécialiste, par exemple au sein d’un centre de référence ou de compétence reconnu pour la prise en charge de la maladie, ce qui renforce la compréhension de la situation médicale et les chances d’acceptation. 

Un mineur peut-il bénéficier d’une reconnaissance en Affection de Longue Durée ?

Oui, il n’y a pas de condition d’âge pour bénéficier d’une ALD. Les enfants, y compris les nourrissons, peuvent être reconnus en ALD lorsqu’ils souffrent d’une maladie chronique ou rare nécessitant des soins prolongés.

L’ALD est-elle accordée de manière définitive ou pour une durée limitée ?

Même lorsqu’il s’agit d’une maladie génétique connue pour durer toute la vie, l’ALD est le plus souvent accordée pour une période déterminée. Elle peut ensuite être renouvelée autant de fois que nécessaire si les soins se poursuivent. Dans certaines situations, lorsque l’évolution est bien établie et durable, le médecin peut demander une reconnaissance pour une durée très longue, voire sans limite pratique, mais cela reste une décision médicale et administrative.

Comment savoir quand renouveler son ALD ?

La date de fin de l’ALD est indiquée sur les documents de l’Assurance Maladie et dans le dossier du malade. Cela permet de savoir quand la prise en charge se termine et d’en parler à temps avec le médecin pour demander un renouvellement si les soins doivent continuer.

Comment faire reconnaître une ALD sur le long terme ?

Lorsque la maladie est clairement chronique et destinée à durer toute la vie, le médecin peut demander une ALD pour une très longue durée, voire sans limite de temps. Il le précise alors dans le protocole de soins en expliquant le caractère permanent de la maladie et la nécessité de traitements au long cours. Cette demande est ensuite examinée par le médecin-conseil de l’Assurance Maladie, qui décide si cette reconnaissance de longue durée est accordée. De manière générale, une ALD dite « longue durée » signifie que la maladie nécessite des soins pendant de nombreuses années. Dans certains cas, notamment pour des maladies génétiques ou irréversibles, cela peut correspondre à une prise en charge à vie. Toutefois, le plus souvent, l’ALD est accordée pour des périodes longues mais limitées, avec des renouvellements successifs, même lorsque la maladie est permanente.

L’ALD ouvre-t-elle automatiquement des droits liés au handicap ?

Non, l’ALD sert uniquement à la prise en charge des soins médicaux. Les aides et droits liés au handicap relèvent d’une démarche différente, à effectuer auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées, qui évalue l’impact de la maladie sur la vie quotidienne. En effet, toutes les ALD n’entrainent pas nécessairement de handicap, en particulier si elles sont bien contrôlées sous traitement.

Comment l’information relative au statut ALD est-elle partagée entre les professionnels de santé ?

Le statut ALD est enregistré dans le dossier de l’Assurance Maladie. Les professionnels de santé peuvent le voir grâce à la carte Vitale et au protocole de soins, ce qui leur permet de savoir quels soins sont pris en charge à 100 %.

Toutes les prescriptions médicales peuvent-elles être imputées au titre de l’ALD ?

Toutes les prescriptions médicales ne sont pas automatiquement prises en charge à 100 % lorsque l’on est en ALD. Seuls les soins, examens et médicaments qui concernent directement la maladie reconnue en ALD bénéficient de ce remboursement intégral. Les autres soins, sans lien avec cette pathologie, continuent d’être remboursés selon les règles habituelles de la Sécurité sociale. C’est pour cette raison que les médecins utilisent souvent l’ordonnance bi-zone, afin de bien distinguer ce qui relève de l’ALD et ce qui n’en relève pas.

Peut-on bénéficier d’une prise en charge au titre de l’ALD pour un traitement habituellement non remboursé par la Sécurité sociale ?

Non, l’ALD ne permet pas de rendre remboursable un traitement qui ne l’est pas dans le régime général de l’Assurance Maladie. La reconnaissance en ALD supprime le ticket modérateur pour les soins et médicaments déjà inscrits comme remboursables, mais elle n’élargit pas la liste des produits pris en charge. Ainsi, un traitement non remboursé reste à la charge du malade, même lorsqu’il est nécessaire à la prise en charge de la maladie reconnue, sauf dispositifs exceptionnels très encadrés.

Qu’est-ce qu’une entente préalable et dans quels cas est-elle nécessaire pour obtenir un remboursement ?

L’entente préalable est une demande faite par le médecin à l’Assurance Maladie lorsqu’un soin, un traitement ou un transport sort des règles habituelles de remboursement. Le médecin explique pourquoi cette prise en charge est nécessaire et un médecin-conseil décide d’accorder ou non un remboursement exceptionnel. Sans cet accord préalable, les frais ne sont pas pris en charge. Cette procédure concerne surtout des soins coûteux, spécifiques ou inhabituels et n’est jamais automatique.

Les médicaments habituellement remboursés à 15 % peuvent-ils être pris en charge à 100 % dans le cadre d’une ALD ?

Oui, c’est possible. Lorsqu’un médicament est prescrit en lien direct avec la maladie reconnue en ALD, il peut être remboursé intégralement par l’Assurance Maladie, même s’il est habituellement faiblement remboursé. Ce n’est donc pas le pourcentage habituel du médicament qui compte, mais le fait qu’il soit nécessaire au traitement de l’ALD. En revanche, si ce même médicament est prescrit pour un autre problème de santé sans rapport avec l’ALD, il restera remboursé au taux normal.

Quelles sont les modalités de prise en charge des transports sanitaires dans le cadre d’une ALD ?

Dans le cadre d’une ALD, les transports médicaux peuvent être pris en charge par l’Assurance Maladie lorsqu’ils sont médicalement justifiés et prescrits par un médecin. Cela concerne par exemple les déplacements pour des consultations spécialisées, des examens, des traitements réguliers ou des hospitalisations en lien avec la maladie reconnue. Le médecin précise sur la prescription le type de transport nécessaire (ambulance, véhicule sanitaire léger, transport en commun ou véhicule personnel). En cas d’utilisation de la voiture personnelle, un remboursement au kilomètre est prévu selon un barème fixé par la Sécurité sociale. Pour certains transports coûteux ou répétés, une entente préalable peut être demandée afin d’obtenir l’accord de l’Assurance Maladie avant la prise en charge. Même en ALD, seuls les transports directement liés aux soins de la maladie sont concernés par ce remboursement.

Lorsqu’un enfant est en ALD, le transport des parents accompagnants est-il pris en charge lors des déplacements médicaux ?

En principe, l’Assurance Maladie prend en charge uniquement le transport du malade lorsqu’il est médicalement justifié et prescrit. Toutefois, pour les enfants mineurs — et plus largement pour les personnes nécessitant une assistance — la présence d’un accompagnant est généralement considérée comme indispensable. Dans ce cas, le transport de l’accompagnant est pris en charge en même temps que celui de l’enfant, sans frais supplémentaires, à condition que la nécessité d’accompagnement soit mentionnée sur la prescription médicale de transport. Cette prise en charge s’applique aussi bien aux transports en véhicule sanitaire qu’aux déplacements en véhicule personnel indemnisés selon le barème kilométrique de la Sécurité sociale.

Toutefois, en Corse, il existe des dispositifs dérogatoires liés à l’éloignement géographique et aux soins souvent réalisés sur le continent. Dans certaines situations lourdes, notamment pour des enfants atteints de maladies graves ou rares nécessitant des hospitalisations longues ou répétées hors de l’île, la prise en charge du transport peut exceptionnellement inclure les deux parents accompagnants.

Cette mesure n’est pas automatique : elle repose sur une évaluation médicale et administrative, avec une justification du besoin d’accompagnement familial renforcé. Elle vise surtout à limiter l’impact humain et financier des déplacements imposés par l’insularité.

L’employeur peut-il être informé de la reconnaissance d’un salarié en ALD ?

Non, la reconnaissance en ALD relève du secret médical. L’employeur n’est pas informé du statut ALD d’un salarié et n’a pas accès à cette information. Seul le salarié choisit ce qu’il souhaite partager. Les éventuels arrêts de travail transmis à l’employeur ne mentionnent pas la maladie ni l’existence d’une ALD.

La reconnaissance en ALD ouvre-t-elle droit à des avantages fiscaux spécifiques ?

Non, l’ALD en elle-même ne donne pas droit à des réductions d’impôts ou à des dispositifs fiscaux particuliers. Les avantages fiscaux éventuels sont liés à d’autres situations, comme un handicap reconnu, une invalidité ou certaines dépenses de santé spécifiques, mais pas au statut ALD seul.

Des aides financières individuelles peuvent-elles être accordées aux personnes en ALD ?

Oui, selon la situation médicale, familiale et financière, certaines aides peuvent être accordées en complément de l’ALD. Elles peuvent provenir de la Sécurité sociale, des organismes sociaux, des collectivités locales, de la mutuelle ou d’associations. Ces aides ne sont pas automatiques et nécessitent généralement une évaluation sociale, mais elles peuvent aider à faire face aux frais liés à la maladie.

Que faire si mon médecin refuse de demander une ALD ?

Si un médecin refuse de demander une ALD, il est d’abord utile de comprendre les raisons médicales de ce refus, puis de rediscuter avec lui de la situation et des besoins de soins. En cas de désaccord persistant, il est possible de solliciter un avis spécialisé — par exemple auprès d’un médecin hospitalier ou d’un centre de référence — qui pourra, si nécessaire, établir le protocole de soins et déposer la demande auprès de l’Assurance Maladie.

L’ALD est‑elle valable à l’étranger ?

L’ALD n’est pas automatiquement valable à l’étranger : elle s’applique uniquement dans le cadre du système français d’Assurance Maladie. En Europe, certains soins peuvent être pris en charge grâce à la Carte Européenne d’Assurance Maladie, mais uniquement pour les soins médicalement nécessaires durant le séjour. Hors Europe, la prise en charge dépend des accords entre la France et le pays concerné, et il est souvent indispensable de disposer d’une assurance complémentaire ou d’une assurance voyage pour couvrir les frais de santé.

L’ALD couvre‑t‑elle les soins dentaires, optiques ou psychologiques ?

L’ALD ne couvre que les soins directement liés à la maladie reconnue, ce qui signifie que les soins dentaires, optiques ou psychologiques ne sont pris en charge à 100 % que s’ils sont en lien direct avec l’ALD, ce qui reste assez rare. Pour le reste, ces soins sont remboursés selon les règles habituelles de la Sécurité sociale, et une complémentaire santé peut être nécessaire pour limiter le reste à charge.

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